Stéphane Foenkinos dans la peau de 55 femmes engagées

Parce qu’il ne faut jamais se fier aux apparences avec Stéphane Foenkinos, on découvre que le créateur a encore bien des facettes.

Ce n’est pas la première fois que Stéphane Foenkinos, directeur de casting, réalisateur et scénariste, prête ses traits à des personnages féminins. Il y a déjà 5 ans l’artiste se glissait dans la peau de 55 écrivaines. Une façon imagée de montrer que derrière les mots, une posture, un regard ou une prestance révèle bien des secrets.

Et dire que tout a commencé par un jeu, sur un canapé une paire de lunettes aux verres fumées sur le nez. L’instant est capturé. Stéphane Foenkinos devient Marguerite Duras. (photos © Stéphanie Murat)

Cette année dans sa nouvelle série « 55 Politiques », exposée à la Galerie Dupin à Paris jusqu’au 25 juin, il y a de l’humour et de la poésie dans les portraits minimalistes des femmes engagées présentées.

Si George Sand, Virginie Despentes ou encore Mary Higgins-Clark semblaient des figures idéales pour ce travail, puisqu’elles possèdent inévitablement des âmes d’artistes, revêtir les costumes de personnalités politiques est beaucoup plus inattendu.

Le challenge est d’envergure : Comment capturer l’essence d’une personnalité politique en une image et une phrase alors que pour définir leur programme il faut souvent de longs discours ?

 

55 femmes
© Stéphanie Murat

Avec une pointe d’humour cette série permet de mettre en valeur les femmes politiques historiques de -51 avant J.C à nos jours. Une façon de révéler que la gente féminine n’a pas eu besoin d’attendre des reformes sur la parité pour s’imposer dans la vie politique.

Derrière chacun de ces portraits une véritable réflexion est menée par le collectif 55 femmes composé de 4 femmes et 2 hommes : Stephanie Murat, Rapahëlle Desplechin, Stéphane Foenkinos, Julie Le Guern, Agathe Berman et Vincent Villard

Pour cette série chacun est à son poste. Catherine Attia-Canone fait office d’accessoiriste-costumière, Stéphane Foenkinos reste le modèle parfait, Stéphanie Murat fusionne d’idées et Raphaëlle Desplechin scénarise le tout.

 

Bien plus qu’une imitation, Stéphane Foenkinos ne se grime pas mais incarne les personnalités en prenant connaissance des biographies, en plus de consulter des photographies d’archives, pour véritablement se mettre dans la peau des personnages.

Les costumes sont subtilement choisis pour ne pas devenir parodiques. Les vêtements sont des indices sur la personnalité des femmes d’Etat tout comme les mots qui accompagnent les photographies.

 

Pour le collectif les références sont bien plus importantes que le mimétisme. Résultat les photographie bien qu’épurées semblent de parfaits miroirs de la réalité, révélateur de la personnalité des sujets.  

 

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